Sur la route vers St-Thomas le bateau se tient bien avec seulement la GV et l’Artimon, on peut se passer assez bien de PA (pilote automatique)
Mi juin …
Les réparations ont été effectuées avec succès et plus de 400$...
Bon, il faut ce qu’il faut; notre bateau est notre maison et côté fonctionnement, il ne faut pas lésiner.
Le lundi soir, nous préparons le bateau, départ demain matin pour aller vers l’Est.
Le mardi, 9 juin, nous gagnons Puerto Patillas ; la route s’est faite sans problème sous voile et moteur, avec le vent presque dans le nez. Partis à cinq voiliers, Hula a continué sa route et il reste donc (Wind whisperer, Emerald Seas, Blue Haven et Absaroque) quatre voiliers à l’ancre dans la baie protégée par un long récif de corail. Nuit pluvieuse… mais sans problème.
Lever à 5h00; nous quittons la baie aux lueurs du jour car la route à faire est longue, près de 60 miles. Les grains se succèdent toute la journée, nous donnant du vent mais pas toujours dans la bonne direction; nous utilisons le radar pour savoir où sont les grains et déterminer dans quelle direction ils se dirigent afin de les éviter du mieux que l’on peut… Nous passons au large de l’île de Vieques et voyons enfin la silhouette de St-Thomas se dessiner dans le gris des
nuages. Nous sommes dans l’approche du port de Charlotte-Amalie lorsqu’un coup de vent survient; nous décidons de rentrer la GV et de garder seulement l’artimon. Pour rentrer la GV, JP doit sortir sur le pont. Blue Haven, devant nous, se fait déporter par les rafales de 30kn. L’adrénaline a coulé dans nos veines.
Ce trajet aura eu cela de bon : nous avons rencontré plusieurs grains et avons dû prendre un ris dans la GV quand ça commençait à brasser, et puis à la fin, l’affaler complètement. JP prend de l’assurance sur le pont et ça me rassure!
Le port de Charlotte-Amalie est très fréquenté, il y a des hydravions, des navettes, des ferrys et même des paquebots. L’eau n’est évidemment pas très claire et il y a beaucoup de vagues. Le mouillage est loin d’être tranquille.
Visite en ville et magasinage technique occupe la journée du jeudi. Le soir, Alianna et Opus arrivent (nous les avions croisés à Gilligan’s Island puis vus à Salinas) ils sont passés par Calubritta, dans les îles Vierges espagnoles.
Le vendredi 12 juin, vers 10h00, nous allons aux douanes faire notre « clear out » du territoire américain. Nous quitterons avec plaisir cette baie
agitée après avoir effectué notre réparation hydraulique. Nous avons changé le joint avec les pièces adéquates… et espérons que le problème sera réglé. Nous « mettons les voiles » à 14h00, nous n’avons que 6 miles à faire pour nous rendre à Christmas Cove où Wind Whisperer et Emerald Seas sont déjà ancrés. Quel bonheur d’avoir un peu de calme pour dormir…. Et le paysage est si beau! On se croirait au Lac Champlain : montagnes boisées et eau limpide, petite baie à chaque détours de côte, pas de houle, …le paradis?
Notre désir de repos nous fait lever tôt… et à 6h30 nous levons l’ancre pour nous rendre dans la baie de St-Francis. Nos amis font de la voile pure alors que nous nous dépêchons d’arriver dans la grande baie de St-Francis, St-John Island, et d’essayer notre pilote automatique dans un endroit protégé et sans vague. Je suis sûre que ceux qui nous ont vus zigzaguer dans la baie se sont demandé si nous avions des problèmes. TOUT VA BIEN!! Pas de fuite, nous sommes heureux.
À 8h30, Absaroque est attaché à un mouillage, car ici c’est un parc, pas d’ancrage svp!!
(de toute façon il y a plus
de 50pi d’eau…)
C’est tellement beau ici que nous décidons de rester une journée de plus. C’est superbe!!! Il y a un « hôtel » qui loue des cabines de toiles (tentes sur plancher de bois toutes meublées) cachées dans la verdure et reliées par des trottoirs de bois qui courent sous les arbres; bibliothèque, salle d’ordis, buanderie, tout y est… mais on ne voit rien de loin. Petit complexe « éco-touristique » pour granolas bien nantis (140$/nuit en saison pour 2 personnes)
Nous allons marcher sur l’île, on y visite une ancienne plantation de cane à sucre, une école du 18ème siècle abandonnée… On va aussi faire de la plongée en apnée, le paradis je vous dis…!
Le lundi, 15 juin, nous partons pour Road Town dans les BVI (îles vierges Bratanniques), Tortola, une quinzaine de miles à faire. Nous partons tôt, à 6h30, nous voulons faire de la voile seulement si possible.
Nous sommes situés dans le Sir Francis Drake Channel, une étendue d’eau encerclée par les différentes îles montagneuses des BVI; un endroit où il n’y a presque pas de houle, seulement les vagues soulevées par le vent local, un paradis pour la voile. Entre les îles,
le courant de marée est parfois important. En sortant de la baie de St-Francis, nous sommes dans The Narrows où le courant nous pousse à près de 2 nœuds; nous filons à 7noeuds, génois, GV, artimon et moteur à 1200RPM. Nous tirons des bords serrés en pratiquant ce que Terry (WW) nous a recommandé de faire pour les virements de bord : garder le génois bien serré jusqu’à ce qu’il soit à contre et pousse ainsi le nez du bateau sous le vent, alors seulement on le fait passer de l’autre côté. Et ça marche!! Nous ne perdons plus toute notre vitesse en virant de bord, enfin!
Nous rencontrons quelques grains qui nous fournissent un bon vent et à 10h40 nous sommes ancrés dans la baie de Road Town. Nous allons dîner à terre avec tous les amis puis nous allons faire notre « clear in et out » aux douanes du port (puisque nous ne resterons que trois jours en territoire BVI). La bureaucratie bivienne n’a rien à envier à la bureaucratie française Xavier… venez ici, allez là, revenez ici, retournez là, allez à la caisse là-bas, revenez ici, oh! retournez à la caisse…
Il fait soleil et très
chaud. Nous marchons dans la ville et magasinons un peu mais tout est très cher!
Le mouillage est agité part tous les ferrys qui passent à côté de nous. Nous repartons le lendemain vers 10h30 après le passage d’un grain. Nous nous dirigeons vers l’île de Virgin Gorda sous un ciel menaçant; nous essuyons un bon grain qui a comme avantage de dessaler le bateau! À 13h00, après 9 miles, nous nous attachons à un mooring face à The Baths (impressionnants rochers de granit empilés au bord de l’eau); le soleil est absent mais les nuages sont moins menaçants. Emerald Seas nous rejoint peu de temps après. Nous allons ensemble explorer ce site. Vers 16h00, nous retournons au bateau et nous nous dirigeons vers Spanish Town où nous nous accrochons à un mooring pour la nuit.
Vers 7h00, mercredi le 17 juin, nous partons pour rejoindre les amis WW, Opus et Alianna dans le Virgin Gorda Sound, au nord de l’île. Nous filons 5noeuds sous génois et GV seulement, PAS DE MOTEUR!! Nous ne pouvons pas mettre l’Artimon car la voile est fendue sur 6po environ le long de la bande pare-soleil. Après deux heures de plaisir, nous jetons l’ancre
dans un endroit bien protégé, mais très fréquenté par les voiliers!
Dès notre arrivée, nous décrochons l’artimon pour effectuer la réparation; nous voulons avoir toutes nos voiles pour faire la route vers St-Martin. La météo semble dessiner une bonne fenêtre pour la fin de semaine; nous nous préparerons donc en conséquence.
Blue Haven nous rejoint enfin en fin de journée! Nous sommes donc tous réunis. Opus et Alianna planifient un départ pour jeudi matin en direction de Nevis; nous organisons donc un 5 à 7 à bord d’Absaroque pour leur souhaiter bon voyage et bon vent.
En attendant notre départ, dimanche après-midi, nous aimerions prendre soin du bateau : plein de carburant, ravitaillement en frais, réparation de l’annexe, nettoyage de la coque…
Le plein est fait, nous sommes allés à Leverick Marina où nous avons trouvé de la salade et du vin et, ce matin (vendredi 19 juin) nous sommes allés sur la plage pour remplacer la pièce sur l’arrière du boudin et le support de siège arrière de l’annexe. Cet après-midi je tente un peu de lavage et demain matin nous plongerons nettoyer la coque (j’espère que le barracuda d’hier ne sera plus là).
Les autobus taxis ici, le transport en commun s’effectue de cette façon, il n’y a pas d’arrêts proprement dits, vous levez la main en marchant sur le bord de la rue, et le prix varie beaucoup si vous êtes « locals » ou
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