Une semaine a Pulau Weh qui se transforme en un mois au paradis...


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August 1st 2011
Published: September 9th 2011EDIT THIS ENTRY

Le 1er aout, j'arrive un peu par hasard à Pulau Weh, pour ma dernière escale en Indonésie. Au fil de discussions avec des plongeurs j'ai cru comprendre qu'au nord de Sumatra il y avait un spot de plongée un peu "roots" qui valait le coup d'oeil. Tout le monde en parle mais je n'ai rencontré personne qui y soit allé. Donc je me lance...

Premier hic: j'arrive le premier jour du ramadan à Aceh, la province la plus stricte d'Indonésie (où la sharia est dans la loi). Tout est fermé, du coup je me nourris aux chips... Je ne sais plus vraiment si c'était une bonne idée, mais j'oublie rapidement cette pensée quand depuis le ferry se dessine une île verdoyante et valonnée, ce qui n'est pas sans me rappeler la traversée entre Tahiti et Moorea.

La suite s'enchaine très vite. Je passe une semaine dans un petit bungalow au bord de la mer turquoise, à plonger ou nager, à profiter de la tranquilité et de la sympathie des locaux. Pourtant tout n'est pas rose entre les singes qui nous coursent lorsqu'on est à mobylette ou qui grogne quand on se balade sur le petit chemin dans la forêt qui relie mon bungalow au centre de plongée et les moustiques qui à la tombée de la nuit font leur apparition. Et pourtant, il y a quelquechose ici qui me plait, ou plutôt que j'adore. Je n'ai qu'une semaine, mon visa expire et j'ai un vol pour Kuala Lumpur, pour continuer mon voyage en Malaysie et en Thailande. Un jour avant mon départ, je suis avec mon pote Bertrand, que j'ai rencontré à Bali lorsqu'il y était moniteur de plongée et qui passe un mois dans le coin, et une idée folle me traverse l'esprit... Et si je restais ici et que je passais mon divemaster (un niveau de plongée)? Rien ne m'attend en Malaysie, et à quoi ça sert de voyager pendant un an si on ne peut pas s'offrir la folie de rester un mois au même endroit. Bébert est emballé, en deux temps trois mouvements, autour d'une bière (oui quand même, on est a Aceh et c'est le ramadan, mais on a nos petites combines...), je fignole mon plan. Le lendemain c'est parti pour 48h de course contre la montre: je fais un aller retour éclair à Kuala Lumpur, juste le temps de voir du béton partout, de visiter une villa de luxe ou des hommes d'affaire se font servir de toutes les manières possibles et d'obtenir mon sésame pour retourner sur mon île magique: un nouveau visa d'un mois...

Et ensuite, je peux profiter... de la jungle, de mon bungalow en bois rustique avec vue sur mer, de mon hamac, d'être bercée chaque jour par le bruit des vagues, des plongées, de la bonne humeur générale et du sourire permanent que tout le monde affiche. Ce qui m'a un peu posé problème en Indonésie, c'est la barrière de la langue. On aimerait en savoir plus sur la façon de vivre des gens mais la plupart du temps on ne peut échanger que quelques mots ou quelques sourires. A Pulau Weh, beaucoup d'indonésiens parlent anglais. Un anglais approximatif, mais on se comprend ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on parle de beaucoup de choses ! Je n'aurais jamais cru que j'aurais des conversations aussi personnelles avec des indonésien(nes). Ca fait du bien de mettre un coup aux préjugés qui nous laissent penser que parce qu'une religion est stricte les gens doivent être fermés.

Chez Norma, où je loge, on se sent comme à la maison. Chaque soir c'est repas commun où tous les plats sont mis sur la table et chacun se sert, dans la joie et la bonne humeur. Je ne suis pas prête d'oublier son rire communicatif, ses petites histoires et sa cuisine délicieuse. Le thon au curry, le poulet épicé, les haricots et épinards cuisinés, les aubergines (et attention, quand l'homme mange des aubergines, "banana down", dixit Norma...), le tempé et tout le tintouin sont cuisinés sur les deux plaques à gaz, dans une cuisine où il n'y a pas l'eau courante et où une coupure de courant quasi quotidienne est de rigueur. C'est simple et rustique, j'adore.

Dans notre microcosme, les journées s'enchainent à un rythme infernal, entre les plongées, l'étude de mes bouquins de plongée et les soirées chez Norma. Chaque soir, au coucher du soleil, on est à la "cantine", et on répète sans relâche "on est bien ici quand même...".

Le vendredi, c'est repos forcé; avec le ramadan, tout est fermé. On en profite donc pour visiter l'île, en mobylette bien sûr. On se balade, à la découverte des plages cachées, du marché de Sabang, du petit volcan actif de souffre, des "thermes", et on profite de chaque instant; on roule au pas pour regarder les enfants qui crient et nous font des signes lorsqu'on passe et les adultes qui nous sourient, finissant par nous reconnaître. On fait parti de ces accros, qui viennent ici pour quelques jours et qui restent des semaines voire des mois...

Non seulement l'ambiance au club de plongée ou chez Norma est détonnante, mais la cerise sur le gâteau c'est Marie et Freddy, un couple de français qui ne manque pas d'humour et qui ne sont pas contre des plongées un peu "sportives". De superbes rencontres donc. Et une boule au ventre quand le moment est venu de partir. C'est bizarre comme plus on voyage, plus il devient difficile de quitter certains lieux.

Un petit conseil pour les routards donc... Il faut venir à Pulau Weh préparé... à modifier tout son itinéraire pour profiter à fond de ce petit paradis :-)


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12th September 2011

Great post.
One of my favorite posts, although now hat i have been in Canada 4 months, it makes me yearn to be on the road again. was supposed to buy ticket to Vietnam yesterday, but have instead bought a house to grow old in. This will keep me busy for a month or more of moving and selling the current house. still hoping for November. I loved this line.......: and what's the point of traveling for a year if we can not afford the folly of one month stay in one place.

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