De Chengdu a Lijiang


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Asia » China » Sichuan » Chengdu
August 19th 2008
Published: August 27th 2008EDIT THIS ENTRY

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16, 17 et 18 aout : de Chengdu a Lijiang

Panda rougePanda rougePanda rouge

Et oui, le panda (tout ours en general) est en fait proche du raton-laveur, la preuve avec ce panda rouge !
Chengdu fut en fait une etape sur la route du Yunnan. Plutot qu'aller directement en avion a Kunming, nous avions prefere faire escale dans cette ville afin de profiter du paysage lors du trajet Chengdu-Lijiang en train. La raison initiale n'a pas forcement ete justifiee dans les faits, mais au moins nous aurons vu du pays.

Nous arrivons donc a Chengdu apres 2h de vol. Il fait de nouveau une chaleur humide, mais moins qu'a Shanghai. L'arrivee a l'hotel est un peu compliquee, l'adresse donnee dans le guide a change et nous nous retrouvons dans une ruelle un peu glauque, sans reperer l'hotel a premiere vue... Normal, il se trouve a 20 mns de route. Nous finissons quand meme par retrouver l'ancien pannneau et reveillons un gars qui nous emmene a la nouvelle adresse en se grattant la tete et en baillant, toujours en pyjama. On a mis un moment a comprendre ce qu'il se passait mais ma foi, le jeu en valait la chandelle car l'auberge est tres sympa est tres bien equipee en bieres, internet et bureau de reservation de billets de train. Je m'attarde d'ailleurs assez longtemps sur internet (pour rediger le trajet de Xian a Hohhot)
Pandas geantsPandas geantsPandas geants

Voila a quoi ressemblent les conditions de vie des pandas geants dans le centre de recherche et de reproduction du panda de Chengdu... Pas tres rejouissant.
jusqu'a etre presque le dernier debout dans l'auberge. J'ai donc le plaisir d'assister a la valse des gros rats qui parcourent la salle commune en courant.

Le lendemain, apres un bon ptit dej bien gras, nous reservons de billet de train pour le Yunnan. Nous avons decide de ne pas aller jusqu'a Kunming mais de nous arreter a mi-chemin, a Panzihua, d'ou nous prendrons un bus pour Lijiang. Quoi qu'il en soit, le billet que nous reservons nous fait partir a 17h30 de Chengdu, nous avons donc du temps pour visiter.

Le matin, nous visitons l'attraction principale de la ville : le centre de recherche et de reproduction du panda geant. Comme son nom l'indique, il s'agit de faire naitre et d'elever en captivite des pandas geants qui, comme chacun le sait, sont en grave danger d'extinction. Au debut ca a l'air tres bien : nous voyons dans un enclos des pandas rouges, qui ressemblent en fait a des ratons-laveurs roux. Car je l'ai appris a cette occasion, les ours et les ratons-laveurs sont des especes en fait tres proches, et les pandas geants et les pandas rouges encore plus. Ces pandas rouges ont donc l'air de grosse
Dans le temple TaoisteDans le temple TaoisteDans le temple Taoiste

Statue d'un Dieu, qui doit faire 3 ou 4 m de haut, dans le temple du belier vert a Chengdu
peluches qui dorment souvent et se deplacent de maniere pataude, c'est tres rigolo. Puis nous allons voir la nurserie, et le maliase commence a s'installer. Les panneaux explicatifs expliquent que les pandas vivent en altitude, entre 1500m et 4500m. Or la on est tres bas et il fait tres chaud. Les pandas ne sont donc pas en mesure de profiter de leurs enclos et doivent s'entasser dans les parties en interieur, climatisees, et le spectacle est souvent triste. Leurs taches blanches apparaissent marron boueux, certains font le tour de leurs 10m2 sans arret, bref, c'est un zoo, tout ce qu'il y a de plus triste. Les panneaux expliquent aussi que le panda est un animal solitaire qui a un territoire de 6 km2 et qui n'aime pas trop la compagnie des autres pandas... Sauf que la, on les entasse comme a la ferme. Bref, tout ceci n'est qu'une mascarade commerciale et comme l'avait prevenu mon guide, aucun animal ne en captivite n'a ete relache, ce serait de toute maniere trop dur, surtout au vu du peu d'efforts que deploie le centre pour le bien-etre des animaux. Au lieu de cela, les pandas nes en captivites sont tout simplement vendus a
Dans le trainDans le trainDans le train

Dur dur les nouilles instantanees epicees...
d'autres zoos en Chine et dans le monde...

La nourriture du Sichuan est reputee dans tout le pays pour detruire toute forme de vie entre les levres et les intestins et en general, on va dans un resto sichuanais comme on va faire du saut a l'elastique ou faire un combat de kung-fu contre jet li sans savoir se battre. Bref, nous etions un peu anxieux a midi quand est venu le moment de reprendre des forces. (Mal?)heureusement, nous nous sommes un peu plantes dans le choix du resto et avons mange une nourriture tout a fait insipide (chose rare dans ce pays). Tans pis ! (tant mieux ?)

L'apres-midi est consacre a la visite d'un temple taoiste, avec ses statues de dieux impressionantes et en plastique, ses multiples jardins et batiments, et il faisait treeeeees chaud...

Au moment de prendre le train, le controle des bagages se passe plutot mal. A chaque gare, les bagages sont toujours passes aux rayons X comme a l'aeroport, et cette fois un policier ouvre le sac de nenez et sort une enorme lame, qui selon nenez doit servir a manger (je me demande toujours ce qu'il comptait couper avec ca, pas du saucisson en tout cas, mais lui pretend que ca a deja servi meme en Chine). Il est vrai que depuis qu'il est en Chine il trimballe ce couteau et n'a jamais eu de probleme avec ca, mais cette fois le fonctionnaire a l'air plus zele que d'habitude. Bref le flic veut d'abord le confisquer, puis le remettre a un controleur du train qui lui rendra une fois arrive, mais Nenez resiste et finalement peut passer sans probleme. Nous prenons ainsi place dans un train en classe "couchette molle". Cette fois il y a 6 lits par compartiment et les compartiments ne peuvent pas etre fermes. Cela reste assez confortable et nous arrivons meme a dormir un peu. Sur le trajet, nous croisons bien sur beaucoup d'usines dont une en feu ! Au debut cela ressemble a une usine qui crache beaucoup de fumee (pas exceptionnellement non plus), puis on remarque une lumiere vive a l'interieur et a la fin, on apercoit les grandes flammes qui sortent de l'usine. Combien d'ouvriers a l'interieur ? Et a quelle frequence cela se produit-il dans ce pays ? Combien de ce genre d'accidents pour la preparation des JO ?

Le lendemain
Panzihua-plagePanzihua-plagePanzihua-plage

Panzihua, ses cocotiers, ses vahines... Le reve.
a 9h30, nous arrivons a Panzihua, derniere ville avant le Yunnan et accrochee aux versant tres encaisses de la valle du Yangtse Kiang qui a ce niveau n'est pas encore tres large mais deja rouge de sediments. La ville n'a a premiere vue rien de special. A premiere vue seulement, car a seconde vue c'est super moche, vraiment deprimant, parseme d'usines crados et de logements a l'image des usines. De plus, selon le Routard, le trajet de Panzihua a Lijiang, notre destination finale, doit durer environ 7h. Sauf que c'est a partir de la gare routiere de Panzihua, or nous prenons le bus a la gare ferroviaire... Il nous faut donc rajouter 2h30, le temps d'y aller et d'en ressortir au milieu des bouchons de cette grande ville qui ne comporte quasiment qu'une seule rue (a cause de la vallee). Puis le trajet a proprement parler commence et pour la premiere fois, les paysages sont beaux et verdoyants... Un film est passe dans le bus, un chinois sous-titre en anglais et une des repliques continue de m'intriguer. L'histoire est celle d'un pekinois tres riche qui cherche une femme et qui passe par une agence. Lors de la scene classique ou
De Panzihua a LijiangDe Panzihua a LijiangDe Panzihua a Lijiang

Un paysage du Yunnan sur la route de Panzihua a Lijiang.
tous les premiers rendez-vous sont passes en revue, une des femmes demande pourquoi cet homme roule en BMW alors que ca n'aide pas a soutenir l'industrie nationale. La, l'homme repond qu'en effet, il pourrait tres bien soutenir l'industrie nationale en achetant une Audi... J'avais lu je ne sais plus ou que les chinois pensaient que quasiment toutes les marques presentes chez eux comme Adidas, Starbucks et autres Budweiser etaient des marques chinoises et donc qu'un boycott des produits etrangers en Chine n'aurait que peu de consequences, vu qu'ils ne savaient pas ce qui etait etranger. Mais a ce point, je ne pensais pas...

Vers 16h, Nenez dit avec plein d'espoir : "allez, on est bientot arrives !". Et moi de repondre : "oh encore une heure ou deux quand meme...". Peu apres, premier bloquage sur la route, il dure tres longtemps, ce qui permet aux chinois d'un peu tous les bus de sortir vomir un coup. Car oui, le chinois et tout fragile. Dans notre bus de 30 places, 10 a 15 personnes ont vomi dans des sacs plastiques ou par la fenetre. Un petit gamin n'a meme pas eu le temps de prendre un sac et a tout vomi sur sa mere, des morceaux etant projetes jusque 3 rangees plus loin, directement sur Nenez, embaumant le bus et mon voisin d'une douce odeur de biscuits, de nouilles et de bile. Fermons la parenthese. Au bout d'un certain temps, plus d'une heure, le bus repart. Encore un moment apres, peut-etre une heure, le chauffeur arrete le bus pour passer un coup de jet d'eau sur les plaquettes de freins (cela se fait frequemment dans un trajet de montagne, certains ont meme un cadran sur leur tableau de bord qui indique la temperature des freins). Nous pouvons voir sur un panneau que Lijiang est a 90 kms, soit encore 2 bonnes heures de route... Il est 19h.

Vers 20h30, nouveau bloquage. Au bout d'une heure de poireautage sur la route, nous nous decidons a suivre en pleine nuit deux passagers du bus qui vont chercher a manger. Un peu inquiets quant au fait que le bus pourrait redemarrer et nous oublier, nous les suivons quand meme et passons devant ce qui bloque les bus : pas tres loin devant, peut-etre 5 ou 6 bus, un rocher de la taille d'un gros 4x4 est au milieu de la route... Il laisse d'ailleurs une voie de libre, je ne sais pas pourquoi personne n'a essaye de passer. Noius atterrissons finalement dans une gargotte un peu pourrie et je suis presque soulage lorsqu'ils annoncent qu'ils n'ont plus rien a vendre. Ca tombe de toute facon bien, les bus ont redemarre et notre bus, conscient que nous sommes la, s'arrete pour nous laisser remonter, il doit etre presque 22h.

A 23h nous arrivons enfin. L'hotel dit qu'il ne peut pas venir nous chercher car il est trop tard, mais qu'il faut arreter un taxi et les rappeler, apres quoi ils fixeront le prix de la course a 10Y et expliqueront au chauffeur ou nous emmener. On fait ca, sauf que visiblement le chauffeur s'enerve au telephone, il discute et discute et ne part pas, on n'a vraiment pas besoin de ca... Il nous depose finalement a l'entree de la vieille ville (j'expliquerai dans le prochain billet) et nous poireautons dans le taxi encore 10 bonnes minutes sans payer, ne sachant pas quoi faire. Le taxi klaxonne, essaie de gueuler dans la rue deserte pour que quelqu'un vienne nous chercher et finalement 2 jeunes gamines arrivent pour nous chercher. Il etait temps... Les gamines ont l'air en pleine crise d'adolescence, un peu fofolles. Arrives a l'auberge, nous demandons 2 lits pas chers, la plus jeune d'entre elles nous emmene dans un dortoir de 6 lits, allume en grand la lumiere, reveille tout le monde, prend son temps pour constater que 5 lits sont pris et s'en va, ne prenant pas la peine d'eteindre la lumiere... Je galere un peu pour trouver l'interrupteur, les dormeurs reveilles essaient de se concentrer pour me montrer sa position de leur doigts fatigues et lorsque je quitte la chambre (sans avoir reussi a correctement la fermer), je trouve Nenez dans une chambre a 3 lits confortables. Tant mieux. Il est 23h30, nous nous ruons dans les rues desertes a la recherche d'un resto ouvert et heureusement, il y a en un juste a cote qui nous fait des nouilles rapidement... Cette nuit de sommeil sera la bienvenue.

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